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Du Benelux à ma vocation de traductrice : vers plus de liberté et de flexibilité

Bonjour Joséphine, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Réponse Joséphine  : Bonjour je m’appelle Josephine, j’ai 30 ans et je viens des Pays-Bas. J’habite en France depuis 2002 déjà, d’abord en Bretagne et depuis 2015 en région parisienne. 

Je travaille en tant que traductrice indépendante depuis le 1er janvier 2020. Je traduis du français au néerlandais et de l’anglais au néerlandais et j’offre aussi des prestations de copywriting. 

Comment devient-on traducteur néerlandais? Quel est le parcours qui vous a conduit à cette activité ?

Réponse Joséphine  : Je pense que mon parcours personnel est un peu atypique dans le sens où c’est un peu le hasard qui m’a conduit à cette activité. Je n’ai pas fait d’études en traduction et je n’avais pas une vocation particulière à faire de la traduction, même si, quand j’étais plus jeune, j’aimais faire de l’écriture et que je voulais faire quelque chose avec. 

Par contre, j’ai abandonné cela complètement pour faire une licence en histoire, puis un master en gestion de projets européens. Hors, pendant et après mes études, il fallait gagner tout de même un peu d’argent et j’ai cherché pour des postes qui demandaient le néerlandais. En effet, c’est une petite langue assez peu parlé, mais tout de même très intéressante pour les entreprises, étant donné que la France fait beaucoup de commerce avec le Benelux et que les Néerlandais ont un fort pouvoir d’achat. C’est ainsi que j’ai d’abord travaillé dans l’équipe éditoriale dans une entreprise qui proposait des formations en différentes langues. Par la suite, j’ai été coordinatrice de projet dans une agence de traduction. Ce n’était pas moi qui faisait les traductions, mais j’accompagnais nos traducteurs.trices freelance, et c’est là que j’ai beaucoup appris sur le métier de la traduction, les logiciels de traduction, etc. C’était très formateur. Après j’ai travaillé aussi en tant que salariée dans une entreprise de e-commerce pour traduire l’offre commerciale pour les sites néerlandais et belges. J’ai donc vraiment appris sur le tas.

Il est sûr que c’est plus facile quand on fait des études en traduction, surtout vu que j’ai de la chance de parler une langue assez rare. On peut par exemple faire une licence universitaire de langues et de civilisations, puis faire un master professionnel en traduction, ou intégrer une école de traduction. Après, on peut aussi faire le choix de devenir traducteur.trice assermenté.e, ce qui peut être intéressant dans certains domaines. 

Mais ce n’est pas un métier protégé dans le sens où on doit avoir fait des études afin de pouvoir exercer ce métier, tant qu’on parle très bien les langues sources et cible, que l’on a une bonne maîtrise de l’orthographe et de la grammaire de la langue cible et que l’on connaît très bien la culture des pays concernées.  

Qu’est-ce qui est difficile dans votre métier mais également qu’est-ce que vous aimez le plus ?

Réponse Joséphine  : Je pense que cela doit être la partie localisation (c’est le fait d’adapter un message pour une autre culture), au-delà du simple fait de traduire vers la langue cible. Parfois cela nécessite de transformer un peu le message pour que c’est plus apprécié par le public dans le pays concerné. 

C’est surtout le cas pour des textes de marketing (contrairement par exemple aux textes juridiques qui nécessitent au contraire une traduction très stricte pour ne pas omettre des informations importantes). Par exemple, j’ai constaté que les Français apprécient des textes un peu plus longs et plus poétiques, alors que les Néerlandais veulent un texte plus court, plus carré. C’est très marrant de réfléchir à comment le texte sera perçu à travers différentes cultures, et trouver des solutions pour adapter le message. 

Quels conseils pourriez-vous donner à quelqu’un qui souhaiterait s’orienter vers les métiers de la traduction ?

Réponse Joséphine  : Comme j’ai dit, il n’est pas absolument nécessaire de faire des études de traduction, mais en même temps, je pense qu’il est nécessaire de faire une évaluation honnête avant de se lancer. Il est donc intéressant de voir quelle est l’offre et la demande pour la langue concernée.

Ce n’est pas parce que l’on parle une langue, que l’on peut faire de la traduction. Cela nécessite vraiment une bonne connaissance des différentes cultures concernées. C’est pour cela que les traducteurs ne traduisent en général que vers leur langue maternelle. 

Je conseillerai donc surtout de ne pas offrir des prestations vers plusieurs langues cibles. Beaucoup de traducteurs choisissent aussi de se spécialiser dans un domaine particulier. Vous pouvez vous imaginer que, traduire un texte juridique par exemple, n’est pas facile et nécessite des connaissances particulières. Il faut donc réfléchir à ce que l’on aime faire, ce que l’on sait faire et aussi il faudra se demander quelle est la demande pour ce domaine.   

Enfin, je conseillerai de se former aux outils de Traduction Assistée par Ordinateur, comme par exemple SDL Trados Studio.

Souhaiteriez-vous ajouter quelque chose ?

Réponse Joséphine : Juste que c’est un métier qui me donne beaucoup de liberté et de flexibilité, et cela m’a vraiment sauvé pendant cette année 2020 très particulière. Il y a vraiment de la demande et c’est un secteur qui se tient plutôt bien dans ce contexte difficile.

Et c’est un métier passionnant aussi !

traductrice cdigitale
Joséphine Matser

Traductrice sur CDigitale et Femme entrepreneure


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